Terrible incendie à Yaoundé : une centaine de motos et un jeune gardien calcinés par les flammes !

 Les faits se sont déroulés dans la nuit de mardi à mercredi 07 août.
Dans un magasin de moto, un violent incendie s’est déclaré au cœur de la nuit et a causé la mort du jeune qui officiait dans les lieux en tant que gardien.
Les dizaines d’engins que contenaient le commerce ont également été emportés par les flammes.

La tragédie a eu lieu dans un garage de mots situé en face de l’institut des relations internationales du Cameroun (Iric).
D’après le témoignage des riverains, l’incendie se serait déclaré aux alentours de 22 heures.
Toutefois, il aura fallu plus de 4 heures de temps plus tard pour que les soldats du feu se présentent et viennent à bout des flammes.
‘’ Les flammes ont commencé aux environ de 22 h. Nous étions mes amis et moi à une fête dans un bar tout près de ce magasin. Avec le bruit de la musique, nous ne nous doutions de rien. Soudain une forte odeur de brûler qui se dégageait de là nous interpelle. Apercevant la fumée, nous nous dirigeons vers les lieux pour voir de quoi il s’agit. Hélas, à notre arrivée la moitié du magasin était consumée ‘’, indique un témoin du spectacle macabre.

Au petit matin, la vision qu’offre les lieux de l’incendie donne une idée sur l’étendue du sinistre : des carcasses de motos, tôles fondues, morceaux de bois rendus en charbon et plein d’autres matériaux calcinés jonchent le sol en ce jour couvert de cendre…
Mais ces dégâts matériels bien que considérables ne représentent pas grand-chose par rapport à la perte humaine enregistrée suite aux faits.
En effet, dans la catastrophe, un jeune homme, le gardien de entrepôt de motos, a péri, calciné par le feu.

 Assise sur un tabouret, la tante de la victime est encore sous le choc.
Humblement vêtue, mains entre les jambes, elle est inconsolable.
Tout comme ses voisins, elle dénonce d’une voix meurtrie le retard accusé par les sapeurs-pompiers alors qu’on les avait alertés bien avant que le feu ne prenne des proportions incontrôlables.

La tante de la victime est rejoint dans ses lamentation par une autre victime collatérale des faits.
Il s’agit de Patrick Fotso, propriétaire d’une moto parquée dans garage.
Le mototaximan déboussolé n’en revient toujours pas :
‘’ À quelques jours de la rentrée scolaire, je perds ma seule source de revenus. Comment vais-je faire pour inscrire mes enfants, comment faire pour nourrir ma petite famille et où vais-je prendre de l’argent pour acheter une nouvelle moto ? ‘’ déclare t-il, désespéré.

Notons qu’une enquête a été ouverte par le commissariat de sécurité publique du 13ème arrondissement de Yaoundé, afin d’élucider les circonstances de cet incendie.

 

Commentaires