Mutinerie à Buea : les avocats des détenus accusent les autorités pénitentiaires d’avoir exécuté 4 insurgés en secret !

Ce mardi 23 juillet, a eu lieu dans le centre pénitencier de Buea de violentes manifestations organisées par les détenus pour protester contre leurs exécrables conditions de détention.
A en croire les avocats, à l’issue de ces émeutes, les forces sécuritaires auraient tiré dans la foulée et atteint une cinquantaine de détenus, dont 4 auraient succombé aux coups de feu.
Ils réclament par ailleurs le restitution des dépouilles des victimes à leur familles respectives afin que celles-ci puissent leur faire des obsèques dignes de ce nom.

Malgré la déclaration du Ministre de la communication et porte-parole du gouvernement, Mr Emmanuel Sadi, qui avait indiqué que ‘’a mutinerie orchestrée dans cet établissement pénitentiaire, n'a enregistré aucune perte en vies humaines’’ les avocats des détenus sont formels : le gouvernement essaie de dissimuler le meurtre de 4 prisonniers !
Les défenseurs des insurgés vont même plus loin dans leurs allégations en déclarant que sur les quatre personnes tuées, un homme âgé a été emmené à la morgue de l'hôpital régional de Buea, et trois autres sont portées disparues. Les trois autres auraient été sortis du centre de détention par des officiers militaires, après avoir été abattus.

Pour l'avocat Me Njong, après avoir tiré sans distinction sur les manifestants, les militaires auraient atteint mortellement 4 détenus et en ont blessé 45.

Selon nos confrères du journal The Post, bien qu'empêché de parler à ses clients, l’avocat a eu la chance de parler à certains d'entre eux, qui ont été emmenés hors de la cour de la prison pour comparaître devant le tribunal militaire de Buea.
 "Heureusement pour moi, certains des prisonniers ont été renvoyés et emmenés devant le tribunal militaire, puis je les ai rencontrés là-bas. J'ai vu des blessés. Ils m'ont dit que, pendant qu'ils étaient en prison, ils étaient entassés dans une pièce de 4 x 4 mètres.
Soixante d'entre eux ont passé près de 10 jours dans cette pièce. Ils étaient debout dans l'eau jusqu'aux chevilles, et à cause de la chaleur intense, certains d'entre eux s'enroulaient chaque jour. À cause de cela, les administrateurs de la prison ont décidé d'arrêter ce qu'ils appellent la punition. Ils ont été entassés dans une cellule d'isolement, puis emmenés dans des cellules normales
" a déclaré l’avocat, qui s’est lancé dans la réclamation des corps des détenus afin que leur dépouille soit restituée à leurs familles respectives.

 

 

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