Intoxication ou empoisonnement criminel ? : un repas de famille tourne au cauchemar et fait plusieurs morts !

La ville de Limbé a fait enregistrer dans les annales l'un des pires cas d'intoxications que le pays ait jamais connu.
En effet, la tragédie a eu lieu dans une famille de onze personnes qui après avoir ingéré leur dîner de ce soir, ce sont tous retrouvés aux soins intensifs à l'hôpital.
Au cours de leur évacuation, trois des membres de ladite famille ont succombé et les autres sont depuis lors admis aux urgences.

Gladys Ebai et Shella Ebai, mère et fille de la famille Ebai, étaient loin de se douter qu'elle partageaient leur dernier repas ensemble lorsqu'elles se sont mises à table ce jeudi soir avec leurs huit autres proches.

En effet, tout de suite après le repas, toute la famille s'est retrouvée sous l'emprise d'atroces maux d'estomac accompagnés de vomissements.
L'un d'entre eux parviendra tant bien que mal à appeler les secours qui arrivent dare-dare sur les lieux.
Malheureusement, la mère et la fille vont trépasser sur la route menant au centre hospitalier de la même commune.
Quant aux huit autres personnes restantes, qui ont consommé le repas ont été placées en soins intensifs.
Toutefois, le directeur de l'hôpital régional de Limbe, le Dr Denis Nsame Nforniwe, affirme que leur état est enfin stable après plusieurs heures de purge.

Les forces médicales vont par la suite prévenir la police locale qui va entamer les investigations pour découvrir l'origine de cette tragédie et la nature des substances toxiques qui ont décimé cette famille.
Cet énième incident relatif à l'intoxication alimentaire, met sur la table le débat concernant ce phénomène qui a déjà fait d'énormes victimes dans le pays.

Notons que des cas d'intoxication alimentaire ont été enregistrés dans quatre grands hôpitaux publics (Hôpital régional de Bamenda, District sanitaire de Bambui, Hôpital PMI et District sanitaire de Ndop) de la région Nord-Ouest depuis 2010 et l'année 2011 a enregistré le plus grand nombre de patients intoxiqués alimentaires avec un taux de 26 %, la plupart des patients étaient des agriculteurs et des étudiants.

L'éducation sur les bonnes pratiques d'hygiène ne serait donc pas à écarter pour lutter contre ce fléau de santé publique.
A cet effet, la population et les agriculteurs surtout, devraient entre avertis, entre autres, des dangers que présentent  la mauvaise manipulation et de stockage des pesticides.

 

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