Négligence médicale : une femme enceinte succombe à ses souffrances à cause d'un litige entre médecins !

La crise dans le milieu de la santé au Cameroun, vient malheureusement de s’exprimer encore une fois et aura coûté la vie à une future mère et à son bébé.
En effet, une femme enceinte et à terme de grossesse, passera de vie à trépas alors qu’elle s’était rendu à l’hôpital de district de Kaélé dans le département du Mayo Kani, où elle était censée subir une césarienne. 

Les faits ont eu lieu dans la région de l’Extreme Nord du Cameroun au cours du week-end dernier, au sein de l'hôpital de district de Kaélé dans le département du Mayo Kani.
Selon la radio Equinoxe, la victime âgée de 38 ans, est arrivée dans cet hôpital où elle a été programmée quelques semaine plus tôt pour sa délivraance.
A cause de son age relativement avancé et le type de grossesse qu’elle porte dite ‘’précieuse’’ dans le jargon obstétrique, elle ne pouvait accoucher que par césarienne et donc ne pouvait compter que sur les deux seuls gynécologue qualifiés pour cet effet de tout le district.

Joint au téléphone, le directeur de l'hôpital qui réside à Maroua, capitale de la région de l’Extrême-Nord,  a donné l’injonction d’appeler son collègue.
Toutefois, pendant que la dame était sous l’emprise des atroces douleurs du travail qui précède l’accouchement, l’autre obstétricien qui représentait son seul salut, avait apparemment décidé de faire fi de son serment d’Hypocrates et s’est saisi de cette occasion pour démêler ses récents litiges avec le directeur de l'hôpital.
En effet, le directeur et son collègue étaient en froid car le dernier cité, se plaignait du fait qu’il n'aurait pas encore de salaire à la fonction publique et qu’il réalisait la plupart des interventions médicales de césariennes sans percevoir la prime du kit obstétrical dont s'accaparerait le directeur.

Le médecin qui devait opérer la dame a alors déclaré qu’il ne ferait désormais que le strict minimum au  sein de l’ hôpital.
Menace qu’il a mise à exécution, en décidant d’ignorer ce jour-là les appels de ses collègue et de la famille de la future maman, qui après plusieurs heures de lutte pour sa survie et celle de son bébé, rendra finalement l’ âme, emportant avec elle le petit être qui ne verra finalement jamais le jour.

Nous avons encore fraîchement en mémoire le tristement célèbre décès de Monique Koumatekel, cette jeune femme décédée à l’hôpital Laquintinie de Douala avec ses jumeaux, faute de soins au mois de mars 2016.
Et cet énième  incident qui découle d’une négligence et d’un manque de professionnalisme révoltant, sonne l’alarme et interpelle de nouveau le Ministre de la santé Publique, le Dr  Manouada Malachie, de hâter le pas, dans la lutte contre les dysfonctionnements du secteur médical dans lequel il s’est lancé depuis qu’il est à la tête de ce ministère.

 

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