Incendies, kidnapping, insécurité au sein de leurs écoles : les établissements des régions anglophones fuient vers les zones francophones

L’éducation dans les régions anglophones s’est retrouvée paralysées par la crise socio-politique qui sévit dans cette partie du pays depuis maintenant trois longues années
Les acteurs de l’éducation dans cette zone ont alors décidé réagir en créant des succursales de leurs écoles, dans les régions francophones voisines du Littoral et de l’Ouest.

La violence et l’insécurité qui règnent dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest depuis le mois d’Octobre 2016 n’ont pas épargné les structures scolaires en territoires anglophones.
En effet, les militants armés séparatistes ont fait plusieurs funestes descentes dans les écoles, qui se sont soldées par incendies dévastant tout le matériel scolaire, des rapts, viols et enlèvement d’écoliers.

Résultat : les cours sont suspendus dans la plupart de ces écoles et dans les autres, l’instruction se fait dans la panique permanente d’une attaque terroriste à l’improviste.
 

La situation devenue invivable a alors obligé certains directeurs d’école à trouver une alternative pour sauver l’éducation, qui est considérablement au ralenti depuis lors, mais surtout pour éviter l’insécurité autour de leurs établissements.
C'est ainsi qu'ils décidé d’abandonner leur terre d’origine pour s’exiler en zone francophone, malgré les clivages qui existent entre le système éducatif français et anglo-saxon.

’Le déménagement fait suite à plusieurs attaques des hommes armés. Si aucun otage n’a été tué, des enfants ont été traumatisés par des rapts à répétions, ponctués souvent de violence et il a fallu parfois payer des rançons pour obtenir leur libération’’ explique des sources concordantes.

 Parmi ces établissements qui ont fermé leurs salles de classe en régions anglophone, on peut citer le cas du Saint’s Joseph Collège de Sasse situé à Buéa, dans le Sud-Ouest, en zone anglophone depuis 1939, qui a décidé se délocaliser à une cinquantaine de kilomètres de son emplacement d’origine, dans la localité de Mutengene.
Il y a aussi les établissements tels que le collège Saint Paul de Bojongo et le collège évangélique de Bafut qui ont opté pour la même solution.

Toutefois, il y en a qui, malgré les menaces permanentes d’attaques qui planent au quotidien, ont décidé de braver le danger dans les régions anglophones dans l’optique patriotique, selon eux, de ‘’continuer d’assurer la formation des enfants selon les valeurs anglo-saxonnes’’

 

 


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