Curieuse atonie des Etats-Unis suite aux messages ethnocides de Patrice Nganang : le génocidaire sous l'ombre protectrice américaine ?

Il y'a de cela quelques jours, le député et avocat Emmanuel Mbiam proposait à l'Etat du Cameroun d'intenter des actions en justice contre Patrice Nganang auprès du parquet américain suite à ses messages d?incitation à la haine et au génocide. L'homme de loi camerounais était motivé par le fait que les Etats-Unis sont considérés comme étant les plus prompts à freiner toute action pouvant porter atteinte aux droits de l'homme.
Cependant nous percevons désormais cette  idée avec beaucoup plus de scepticisme, vu que depuis les faits qui ont pourtant fait le tour de la toile, l'administration américaine est restée curieusement muette face au danger que représentent les propos de l'écrivain américano-camerounais.

Alain Patrice Nganang, professeur d'université et écrivain américain d'origine camerounaise, a lancé il y'a de cela quelques jours, un message sur les réseaux sociaux qui a soulevé une vague de polémique sur la toile.
Dans ce message, Nganang appelle ouvertement à un massacre sans précédent de l'ethnie des Beti-Bulu, qui par ailleurs est l'ethnie dont est originaire le Président de la République du Cameroun Paul Biya.
Il faut noter que les deux hommes sont dans des hostilités sans merci depuis que l'universitaire avait proféré des propos injurieux et même des menaces de mort à  l'encontre du Président et de son épouse Chantal Biya.
Ces écarts de langage lui avaient valu un séjour derrière les barreaux et constituent les raisons de son retour forcé dans son pays natal et a envenimé la haine viscéral que nourrit Patrice envers l'ethnie du Président.

C?est dans cette logique qu'il a tenu à appeler les ressortissants de son ethnie, les Bamiléké, à se soulever contre l'autorité du Chef de l'Etat en exterminant l'ethnie des Beti Bulu dans une vidéo parue sur Internet  dans laquelle il déclare :
'' ai conseillé une meilleure organisation tactique et stratégique pour mieux nous défendre. (.) Ce sont les Bamiléké qui sont attaqués de manière générale''

Déclaré persona non grata au Cameroun, on note que Patrice bénéficierait de l'ombre protectrice des Etats-Unis malgré ses penchants génocidaires.
En effet, le ressortissant américano-camerounais a plusieurs fois été défendu et même protégé par l'administration de Trump.

Ce fut le cas par exemple en début 2019 , lorsque des parlementaires américains avaient énergiquement condamné le traitement administré au même Nganang, interpellé le 6 décembre d'avant à l'aéroport international de Douala.
A cela s'ajoute le fait que malgré qu'il ait été poursuivi pour ''immigration illégale'' et ''contrefaçon'', Alain Patrice Nganang, , fut accueilli à bras ouverts le 7 décembre par le pays de l'Oncle Sam.

Une tolérance qui rend perplexe l'opinion publique vu que les Etats-Unis est une nation est surtout reconnue pour son intransigeance face à tout acte de terrorisme.
Pourtant, c'est ce même pays qui en 2013, avait condamné une Américaine, d'origine rwandaise, à 10 ans de prison et l'ont déchue de sa nationalité américaine, pour avoir tenté de dissimuler son rôle dans le génocide de 1994.

Alors, pourquoi cet égard, cette bienveillance et ce silence assourdissant concernant le cas de Patrice dont les propos représente un crime réprimé par la Cour Pénal Internationale ?
Comment un individu, peu importe sa nationalité, peut en toute impunité appeler à une guerre civile sans que son pays de résidence prenne des mesures pour prévenir tout éventuel danger ?

On estime qu'à défaut de le juger, les Etats-Unis auraient pu faire amende honorable en restant neutre et en livrant le sieur Nganang aux autorités de la justice internationale compétente.
Quoi qu'il en soit, jusqu?au moment où nous posons presse, Patrice Nganang continue sa propagande sans être nullement inquiété par les autorités américaines.

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