Un militant anti-Biya finalement acquitté après avoir injustement purgé plusieurs années de prison.

Il se nomme Aboubakar Siddiki et a été condamné en 2014 à 25 ans de réclusion criminelle pour tentative d’assassinat et d’insurrection. Après avoir passé cinq années en détention,

Il a finalement retrouvé sa liberté grâce à la ténacité et à l’acharnement de son avocat Me Simh.


Le dispositif de l’arrêt de la Cour d’Appel du Centre qui vient de l’élargir, a requalifié les faits pour lesquels Monsieur Siddiki avait été condamné à passer le prochain quart de siècle derrière les barreaux.
En effet, l’opposant et président du Mouvement patriotique du salut camerounais (Mpsc) , en compagnie de Abdoulaye Harissou, avaient été inculpés pour les graves délits de ‘’complicité de meurtre, de possession illicite d’armes à feu, d’hostilité envers la patrie, d’activités révolutionnaires, de non-dénonciation et d’outrage au président de la République’’ depuis Août 2014 .

Leur long procès qui s’était ensuite tenu du 22 janvier 2016 au Le 9 octobre 2017 allait prolonger leur éprouvant séjour dans la prison de Nkondegui.
En effet, à l’issue de ce procès les charges retenues contre Abdoulaye Harissou avaient été abandonnées tandis que ceux à l’encontre de Aboubakar Siddiki étaient toujours maintenues.

D’ailleurs en 2017, llaria Allegrozzi, spécialiste de la région du lac Tchad à Amnesty International, avait révélé à propos de l’opposant politique qu’il ‘’ a subi des actes de torture et se trouve maintenant face â la perspective de demeurer derrière les barreaux à l’issue d’un procès sous-tendu par des considérations politiques et entaché de graves irrégularités. ‘’
Dans l’indifférence générale, il ajoutait que Siddiki ‘’ n’aurait jamais dû être inculpé et aucun civil ne devrait être jugé par un tribunal militaire. ‘’

L’homme politique engagé devra son salut en partie au fait que le président du tribunal militaire a statué que tous les éléments de preuve produits par l’accusation contre ces deux hommes, sauf le rapport de l’enquête préliminaire, devaient être rejetés étant donné qu’ils n’étayaient pas les charges. Cette décision a été réitérée par un juge nouvellement désigné en avril 2017.

C’est alors ainsi que son avocat intentera un appel à la Cour d’Appel et avec l’approbation de son son client, Me Simh va constituer un pourvoi en indiquant à la Cour que dès lors qu’elle avait requalifié les faits en non dénonciation, elle devait se déclarer incompétente à statuer sur un délit de droit commun qui plus est reproché à des civils.

C’est ainsi que le prévenu qui avait peut-être perdu espoir de voir le but de ce tunnel, a été libéré et escorté à son domicile sis au quartier Syncatex à Bassa-Douala où il a été chaleureusement accueilli par ses proches, entre ovations, chants et larmes de joie .

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