Cette très haute personnalité dépêchée par l'ONU au Cameroun s'adresse vivement à Paul Biya pour exprimer sa satisfaction due à un bon geste.

Michelle Bachelet, après sa visite de quatre jours au Cameroun surfe sur l’option du dialogue comme voie de sortie de crise liée à la situation sociopolitique actuelle. Elle se félicite de la volonté du Cameroun de coopérer pour faire face aux crises des droits de l'homme.



La Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme est revenue lundi 6 mai sur sa rencontre avec le gouvernement du Cameroun notamment Paul Biya et avec des leaders d’opposition. L'objet de sa tournée qui a débuté le 1er mai au Cameroun, portait sur la situation des droits de l’homme, droits politiques, et des libertés au Cameroun.  Michelle Bachelet, s'est félicitée de la volonté du gouvernement de collaborer avec le Bureau des droits de l'homme des Nations Unies et le reste des Nations Unies sur « les principales crises humanitaires et des droits de l'homme causées par les graves troubles et violences qui se produisent dans l'ouest et le nord du pays », rapporte le communiqué du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme.

Dans ce communiqué, l’instance des droit de l’homme de l’ONU indique, l’ex présidente du Chilie Bachelet a soulevé la question du manque d'accès des défenseurs des droits de l'homme internationaux et nationaux et exprimé sa préoccupation auprès du gouvernement concernant la réduction de l'espace civique au Cameroun. « J'ai soulevé toutes ces questions auprès du gouvernement », a déclaré le Haut Commissaire. « Et je les ai exhortés à mettre fin à la pratique des civils devant les tribunaux militaires. Je crois qu’il est urgent de changer d’approche à l’égard des politiciens dissidents et des membres critiques de la société civile, ainsi que de faire des gestes importants pour rétablir la confiance », a t-elle fait savoir. « Tout le monde - gouvernement, opposition, société civile - convient que le pays fait face à la plus grave série de crises qu’il ait connues depuis de nombreuses années. Tout le monde veut mettre fin à ces crises le plus rapidement possible. Le gouvernement, la société civile, l’opposition politique, les chefs religieux et la communauté internationale peuvent tous apporter une contribution importante à la recherche de la paix, s’ils peuvent discuter des options ouvertement et librement ».

Mme Bachelet reste confiante quant à la volonté de coopérer manifestée par le gouvernement déclare que : « Nous pouvons travailler ensemble pour contribuer au rétablissement de la paix et de la sécurité, à la protection des droits de l'homme et à la création d'un espace pour le développement effectif de la population partout au Cameroun. Les enjeux sont importants, pas seulement pour le Cameroun, mais pour toute la région ».

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