Projet de loi contre la haine tribale : Patrice Nganang montre patte blanche et enfonce Owana Ngini !

Les propos haineux à caractère ethnique ou tribal, sont assidûment au cœur de tous les discours politiques au Cameroun.
Des références ''tribalistiques'', utilisées pour faire la propagande de la haine, de la violence et même du génocide, contre un groupe d’individus appartenant à une ethnie plus ou moins ennemie.
C’est d’ailleurs le cas de Patrice Nganang qui est le plus souvent cité, pour illustrer l’ampleur que peuvent atteindre ces discours identitaires, qui compromettent considérablement le vivre-ensemble au Cameroun.
Toutefois, selon le professeur d’université, il est juste le plus exposé, mais n’est nullement l’instigateur de la haine tribale au Cameroun.

Un projet de loi visant la pénalisation des propos haineux sur le tribalisme est actuellement sur la table des députés camerounais.
En effet, les pouvoirs publics ont décidé d’adopter des mesures répressives contre ce phénomène qui prend des proportions inquiétantes, et qui gangrène la vie en communauté au Cameroun.
Par ailleurs sur les réseaux sociaux comme dans les médias, les dérives langagières se multiplient, et ces manipulations identitaires, nourries principalement par les personnalités politiques, pourraient mener à des situations irréversibles.

A l’évocation de ces écarts, la plupart des esprits se tournent immanquablement vers Patrice Nganang, le professeur connu pour ses incitations au génocide des ‘’ Bulus’’.
Toutefois, il refuse qu’on lui attribue toute la paternité du tribalisme au Cameroun.
‘’ Je ne suis pas celui qui a inventé le tribalisme dans notre pays, je ne suis pas non plus celui qui a écrit des livres dessus, et ils sont très nombreux, ces livres-là, des livres académiques d’habitude, illisibles au final, même si de mes réflexions sur l’Etat tribal, je voulais faire un livre. J’y réfléchis encore’’ , clame-t-il dans un post paru son compte Twitter.

Il se dédouane par ailleurs, et pointe du doigt d’autres adeptes du tribalisme au Cameroun, notamment le professeur Owona Nguini.
‘’ La problématisation du tribalisme, qui a eu lieu sur cette page-ci, le 27 mai 2013, après être passée par la cave de Cameroon_politics ou j’avais public plus intelligent, a eu lieu sur un double concept, 1) la bamiphilie, et 2) la bamiphobie. Cette dualité (bamiphilie/bamiphobie) m’a permis déjà de singulariser un auteur, Mongo Beti, comme le premier exemple sur lequel problématiser le tribalisme. C’est ici que j’ai commencé à perdre mes amis – la première réponse à mon article, ‘le tribalisme de Mongo Beti’, était de composer un article, ‘le tribalisme de Patrice Nganang’, et de m’accuser, moi, de tribalisme – et ainsi de vouloir clore le débat dès sa naissance. De me faire peur donc: préhistoire de l’accusation d’ethno fascisme lancée contre moi par Owona Nguini en 2014. Et du ‘génocide des Bulu’ de 2019’’ , écrit-il.  

 Notons que pour lutter contre la propagande de la haine tribale, le projet de loi cité plus haut, vient compléter certaines dispositions de la loi du 12 juillet 2016 portant Code pénal a été déposé hier à l’Assemblée nationale.
Des modifications qui visent en particulier l’article 241 ce texte. En effet, jusqu’ici, le Code pénal camerounais ne punit que les outrages aux races et aux religions.

Le législateur envisage donc de prévenir les dérives tribales.
A cet effet, le gouvernement propose un emprisonnement d’un à deux ans et une amende de 300 000 à 3 millions de F contre toute ‘’ personne qui, par quelque moyen que ce soit, tient des discours de haine ou procède aux incitations à la violence contre des personnes en raison de leur appartenance tribale ou ethnique ‘’.

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