Obsèques à Bafoussam : La tentative des autorités camerounaises pour humilier Maurice Kamto à la cérémonie funéraire !

Ce samedi 9 Novembre 2019 se sont tenues à Bafoussam, les obsèques en mémoire aux victimes de l’éboulement qui a eu lieu à Gouaché et fait une quarantaine de morts.
A la cérémonie dirigée par le Premier Ministre Dion Nguté, s’était également présenté le leader de l’opposition  Maurice Kamto.
A en croire nos sources concordantes, les membres du gouvernement auraient manœuvré pour interdire l’accès à la tribune au leader du MRC, qui avait volé la vedette à cette occasion, au Chef du gouvernement d’Etoudi.

Aux obsèques collectives à la mémoire des victimes de l’éboulement qui a causé la perte de 43 habitants le 28 octobre dernier, dont une majorité d’enfants, il y’a eu un télescopage, comme l’on pouvait s’y attendre, entre les membres du Parti au Pouvoir, et leur principal antagoniste, le Professeur Kamto.

Ainsi, dès son arrivée à Bafoussam, Maurice Kamto a été ovationné par une foule en liesse, qui s'est mise à scander son nom et les slogans de son parti.
Face à tant de propagande, les autorités auraient tenté une manœuvre pour interdire une place à la tribune au leader du MRC, en faisant intervenir les forces de l’ordre.
Toutefois, celle-ci n’a pas abouti, vu le nombre important de militants du MRC, présents à cette cérémonie.

Voici le récit d’un témoin oculaire :

"La scène était surréaliste je vous assure. Quand tout le monde avait déjà pris place à la tribune, y compris le premier ministre. Soudain des applaudissements nourris ont été entendus. Kamto en star s'approche à pas alertes mais bien rythmés vers la tribune. Les applaudissements s'accentuent. Branle-bas à la tribune.
Les ministres se passent le mot, tout le monde est dépassé. Le gouverneur semble donner des instructions au sous-préfet de Bafoussam 1er. Très vite il est décidé que Kamto n'accédera pas à la tribune officielle. Gendarmes et policiers sont sur le qui-vive.
L’élite du régime en place, très agacée ordonne de bloquer l'accès. Kamto, très serein s'arrête mais la foule donne de la voix. Il est clair, à cet instant il ne faut pas le toucher, sinon la foule qui gronde va réagir. Il est finalement demandé au prof de prendre place loin de la tribune officielle. Une chaise lui sera apportée et il s'assoira
.
La fin de la cérémonie était alors plus tonitruante. Dès que le prof s'est levé de sa chaise, des cris à n'en plus finir. Une foule s'est formée autour de lui pour l'accompagner jusqu'à sa voiture sur le regard médusé de tous les membres du gouvernement présents à la cérémonie".

 

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