Expulsion du Cameroun de l’AGOA : L’UNICEF recadre Donald Trump et prend le parti de Paul Biya !

Dans un communiqué paru le 25 Octobre dernier, Donald Trump annonçait la suspension du Cameroun du programme de l?AGOA.
Selon le président des Etats-Unis, cette décision fait suite aux nombreuses violations des Droits de l?Homme commises par l?Etat de Paul Biya dans le NOSO.
Toutefois, selon l?UNICEF, les barbaries de la crise anglophone ne doivent nullement être imputées au régime d'Etoudi, mais plutôt aux séparatistes ambazoniens qui sévissent dans ces régions.



Le Fond des Nations Unies pour l?Enfance s?est prononcé sur la suspension du Cameroun de l?AGOA, un programme de coopération des Nations Unies avec certains pays africains, dans le but de faciliter les exportations vers l?Amérique.
Cette expulsion est résultants, selon Donald Trump, des exactions sur les civils commis par les forces de défense camerounaises dans les territoires touchés par la crise.

Ainsi, dans ce rapport publié le 5 novembre dernier, l?agence onusienne pointe les groupes armés d?être à l?origine des enlèvements, des viols, des assassinats et des incendies d?écoles dans les régions anglophones.
Se référant sur la situation de l?école au Nord-Ouest et au Sud-Ouest avant l?éclatement de la crise, l?Unicef a tenu à indiquer que ?? les régions anglophones du Cameroun, qui étaient jadis les endroits où l?éducation était la meilleure dans tout le pays, doivent désormais faire face à une politique permanente de non-scolarisation mise en place des groupes armés non étatiques??.

L?organe de l?Onu en charge de la protection des enfants a également mis en exergue le fait que depuis Octobre 2016, au moins 70 écoles ont été détruites et des centaines élèves et enseignants enlevés par les ambazoniens.

Selon Henrietta Fore, directrice exécutive de l?Unicef, plus de 850.000 enfants ont déserté les écoles dans les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest au Cameroun, à cause de la violence perpétrée par les bandes armées.
?? Une crainte très réelle de la violence empêche également les parents d?envoyer leurs enfants à l?école, les enseignants et le personnel de se présenter au travail(?)
Des milliers d?enfants au Cameroun vivent dans la peur. Ils ont besoin de la paix pour pouvoir reprendre leurs études et recouvrer leur avenir??, dénonce-t-on dans cette missive.

Ainsi, ces enfants hors des salles de classe, se retrouvent exposés aux risques d?enrôlement de force dans les groupes armés sécessionnistes.
Pour les filles, elles risquent de se retrouver mariées, d?avoir des grossesses précoces et d?être victimes d?autres formes d?exploitation et de maltraitance.
L?agence onusienne invite donc les responsables de ces organisations armées à respecter les enseignants et les autres personnels de l?éducation, y compris les prestataires de l?enseignement à domicile.

En définitive, pour la directrice de l?Unicef, la priorité ne se trouve dans une mise à pied du Cameroun par la suspension de l'AGOA, mais dans l?urgence de fournir un environnement sécurisé, serein de propice à l?apprentissage pour les écoliers dans les zones de crise.
?? Nous ne pouvons plus perdre de temps. Si nous n?agissons pas maintenant. nous courrons le risque d?avoir une génération perdue de jeunes, plutôt qu?un jeune engagé et informé qui peut aider à reconstruire leurs communautés.??

Un avis de l?Unicef qui va à contre-pied de celui de l?organisation des Droits de l?Homme, Human Right Watch, qui estime que cette résolution de Donald Trump vient à point et est à saluer, vu qu?elle incitera les autorités camerounaises à prendre avec plus de sérieux la lutte contre les terroristes séparatistes.

 

 

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