Mutinerie de Kondengui : les présumés principaux instigateurs des émeutes, Mota et Bibixy, attendus à ce jour au Tribunal !

Ce lundi 9 septembre 2019, débute le procès des détenus indexés par les forces de l’ordre comme étant les initiateurs des violentes émeutes qui ont eu lieu à Kondengui le 22 juillet dernier.
Il s’agit notamment de Mamadou Mota, membre influent du Mouvement pour le Renaissance du Cameroun, et de Bibixy, un des leaders séparatistes de l’Ambazonie.

Les procès visant à statuer sur les sorts des 177 détenus insurgés de la prison centrale de Kondengui sont entamés depuis le début du mois d’aout au Tribunal de Première instance de Yaoundé-Ekounou.

En effet, ces prisonniers sont accusés d’avoir organisé les mouvements d’humeurs qui ont eu lieu en milieu carcéral le lundi 22 juillet dernier, et causé de nombreuses pertes matérielles et occasionné plusieurs blessés graves.
Parmi les appréhendés et désignés comme à la tête de ces émeutes, Mamadou Mota, Mancho Bibixy, Penn Terence, Felix Ngalim.
Les chefs d’accusation retenus contre leurs personnes impliquent les délits de rébellion, troubles, agressions et tentatives d’évasion au sein du centre pénitencier.

Notons que les cités plus haut sont les mis en cause qui risquent d’écoper des plus lourdes peines, vu leurs présumés degrés d’implication.
Par ailleurs, leurs codétenus reconnus coupables d'avoir participé à leurs revendications, ont été condamnés à trois ans d'emprisonnement.

Rappelons que l’arrestation de Mamadou Mota et de Mancho Bibixy au lendemain des émeutes avait fait couler beaucoup d’encre.
En effet, les proches de ceux-ci avaient dénoncé des sévices corporels dont ils seraient victimes dans les locaux spéciaux du SED.
Déclarés morts dans un premier temps, ils referont surface après plusieurs jours de mises en quarantaine.
Mamadou Mota sera par ailleurs dans un piteux état à sa sortie du ‘’ Guatanamo’’ camerounais, avec un bras cassé et des ecchymoses sur tous le corps, des suites des tortures qu’il aurait subies de la part des enquêteurs du SED.

Commentaires