Report du procès de Maurice Kamto : Curieuse coïncidence dans la date choisie par le juge pour la prochaine audience !

Ce vendredi 6 septembre, a débuté le procès de Maurice Kamto et de ses alliés du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun, le MRC.
Toutefois, suite au malaise d’un des prévenus, le juge a décidé de reporter l’audience au vendredi 8 Octobre 2019, soit un an jour pour jour, depuis le jour où Maurice Kamto s’est autoproclamé Président légitimement élu au suffrage universel au Cameroun.

La date du 8 Octobre, marque pour le Cameroun le début de la série de crises politiques que traverse le pays depuis un an.
En effet, il est apparenté non seulement au lendemain de l’élection présidentielle au Cameroun de 2018, mais également au mémorable jour où, le leader du MRC s’était autoproclamé vainqueur de l’élection, sans avancer le moindre chiffre ou même indiqué sur quoi il basait ses affirmations, alors que les résultats officiels étaient encore attendus.

Le conseil constitutionnel quelques jours plus tard proclamera les résultats officiels, Maurice Kamto sera classé deuxième avec 14,23 % des suffrages, derrière Paul Biya, réélu pour un septième mandat avec 71,28 % des voix.
Le candidat déchu aux scrutin face à Paul Biya, avait crié au hold-up électoral et ouvertement invité le Chef d’Etat tout nouvellement réélu à avouer sa défaite et à libérer les locaux de l’Etoudi.
'' J’ai tiré le pénalty historique… j’invite le Président sortant à organiser les conditions d’une transmission pacifique du pouvoir(…)
je m’y suis engagé, je lui assure à lui-même et à sa famille toutes les garanties de sécurité, d’immunité et de respect dû à son statut ‘’ , avait-il déclaré au quartier général de son parti à Yaoundé.

Une attitude qui ne sera pas apprécié des membres du gouvernement camerounais.
‘’Toute forme de remise en cause du verdict des urnes en dehors des voies légales ne sera pas tolérée.’’, avertissait le ministre de l’administration territoriale Paul Atanga Nji


C’est ainsi que le candidat Maurice Kamto, commencera ses manifestations de protestations pour contester ces résultats qu’il considérait frauduleux.
Sous le slogan de ‘’Marches Blanches’’, les militants du MRC organisent des mouvements d’humeur un peu partout dans le pays, pour exiger la démission du régime de l’Etoudi.

Cependant, en faisant ces marches, il bravait l’interdiction formelle des institutions publiques.
Raison pour laquelle il sera appréhendé le 28 janvier 2019, ainsi que 90  de ses militants.
S’ensuivront des arrestations monstres dans toutes les régions du pays et des centaines de ses militants de retrouveront ainsi derrière les barreaux.

Il leur est reproché des délits d’insurrection et  hostilité contre la patries, passibles de la peine de mort selon la loi  en vigueur au Cameroun.

 

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